En juillet 2026, l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (U.S. EPA) publiait son ébauche d’évaluation du risque pour le 1,1,2-trichloréthane, faisant suite à sa détermination en 2019 comme substance chimique hautement prioritaire. Le document du U.S. EPA indique que le 1,1,2-trichloréthane présente un risque déraisonnable pour les travailleurs par inhalation et par la voie cutanée dans diverses situations de travail.

Le 1,1,2-trichloréthane est un hydrocarbure chloré volatil employé principalement comme réactif pour la synthèse du chlorure de vinylidène, lui-même servant à produire le polychlorure de vinylidène (PVDC) utilisé pour la fabrication de pellicules de plastique, p. ex. Saran Wrap. L’emploi du 1,1,2-trichloréthane comme solvant est peu répandu en raison de sa toxicité. On le retrouve notamment comme composant d’un adhésif structural.

L’ACGIH recommande depuis 1995 une valeur limite d’exposition de 10 ppm (8h) de 1,1,2-trichloréthane pour prévenir la dépression du système nerveux central et les dommages hépatiques. Cette concentration est accompagnée d’une notation peau et d’un classement comme cancérogène animal. La valeur d’exposition admissible au Québec est exactement la même.

Après la période réglementaire de soixante jours de consultation publique, le U.S. EPA pourrait promulguer des valeurs limites d’exposition professionnelle (VLE) contraignantes pour le 1,1,2-trichloréthane aux États-Unis comme cela a été le cas pour le dichlorométhane. Les valeurs limites du U.S. EPA sont généralement plus sévères que les recommandations de l’ACGIH. En outre, les justifications scientifiques détaillées des VLE de cette agence du gouvernement étatsunien sont toujours publiées gratuitement en ligne.