Une étude japonaise de toxicité chronique chez la souris publiée en mars 2026 rapporte qu’une concentration aérienne aussi faible que 0,5 ppm de 2-éthyl-1-hexanol (2EH, n0 CAS 104-76-7) provoque de l’inflammation au niveau de l’épithélium et du bulbe olfactif ainsi qu’aux bronches segmentaires, aux alvéoles pulmonaires et perturbe les neurones olfactifs.

Le 2EH est un liquide inflammable modérément volatil produit en grande quantité. Cet alcool est employé comme réactif notamment dans la synthèse de plastifiants. Il est aussi utilisé pour le mercerisage, comme agent antimousse dans diverses préparations aqueuses et comme solvant dans certaines peintures.

Le SCOEL (Scientific Committee on Occupational Exposure Limits) en Europe a recommandé en 2011 une valeur limite d’exposition professionnelle (VLE) de 1 ppm (8h) pour le 2EH afin de prévenir l’irritation des yeux et des voies respiratoires. Dix-huit pays européens possèdent une VLE réglementaire équivalente à la recommandation du SCOEL. L’ACGIH recommande depuis 2022 une VLE de 5 ppm (8h) pour prévenir l’irritation des voies respiratoires supérieures et des yeux. En outre, l’ACGIH classe le 2EH comme un cancérogène animal. Le Québec ne possède aucune valeur d’exposition admissible pour le 2EH.

Enfin, mentionnons que Santé Canada a ajouté en 2023 une valeur toxicologique de référence de 0,4 µg/m3 pour le 2EH dans l’air intérieur pour la population générale. Cette valeur prend en compte l’altération de l’épithélium olfactif.