Une grande quantité de solvants sont des composés organiques volatiles (COV) et contribuent à la formation d’ozone troposphérique. Au Canada, le Règlement limitant la concentration en composés organiques volatils (COV) des revêtements architecturaux permet la mise en marché de revêtements pour le bois possédant une concentration maximale en COV dans une fourchette de 250 à 680 g/L en fonction de la catégorie de revêtement (teinture, vernis, etc.). Dans un article en accès libre publié en janvier 2026, Chervenak et ses collaborateurs ont produit un vernis d’extérieur pour le bois en phase aqueuse dont la teneur en COV est en deçà de 50 g/L. Les tests de vieillissement climatique effectués par les auteurs indiquent que leur vernis offre une protection exceptionnelle pour le bois. Ainsi, les fabricants peuvent dorénavant formuler des vernis d’extérieur performants pour le bois, sans solvant organique, un avantage pour l’environnement et la santé au travail.

Afin de se conformer à la réglementation limitant les concentrations de COV dans les produits chimiques, Chervenak et coll. font remarquer que les fabricants utilisent maintenant des solvants organiques qui ne sont pas considérés comme des COV aux États-Unis comme le parachlorotrifluorométhylbenzène (PCBTF) et l’acétate de butyle tertiaire en raison de leur faible réactivité photochimique. Cette exemption est la même dans la réglementation environnementale canadienne. À noter toutefois qu’un produit exempt de COV ne garantit donc pas un caractère non toxique pour les travailleuses et les travailleurs. En effet, le PCBTF est classé comme possiblement cancérogène pour l’humain par le Centre international de recherche sur le cancer depuis 2019.