Dans un article publié au Royaume-Uni en avril 2026 dans le périodique Chemistry World de la Royal Society of Chemistry, on apprend que la sévère réglementation de l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (U.S. EPA) concernant le dichlorométhane (DCM) force certains laboratoires universitaires chez nos voisins du Sud à considérer le remplacement de ce solvant. Le DCM est notamment employé dans les laboratoires de chimie pour la chromatographie liquide à haute performance, un des procédés permettant la séparation et l’analyse de mélanges de substances chimiques. À défaut de remplacer le DCM, le U.S. EPA exige l’évaluation périodique de l’exposition du personnel potentiellement exposé au solvant chloré, la valeur limite d’exposition professionnelle pour 8h étant fixée à 2 ppm, avec un niveau d’intervention à 1 ppm. Les coûts de ces mesurages (aux six mois si > 1 ppm) peuvent être une incitation au changement.

La substitution du DCM dans un tel contexte n’est pas simple, mais plusieurs auteurs ont déjà proposé des avenues de remplacement du DCM en chromatographie, p. ex. Taygerly et coll. ainsi que MacMillan et coll.